L’exercice en libéral implique des charges fixes incontournables, que l’infirmière travaille ou non. En cas d’arrêt temporaire ou prolongé, ces frais ne disparaissent pas et peuvent rapidement devenir un poids financier difficile à gérer. Contrairement aux salariés qui bénéficient d’un maintien de salaire ou d’indemnités spécifiques, une infirmière libérale doit anticiper cette situation en souscrivant une prévoyance qui couvre ses frais professionnels.
Une bonne couverture des frais professionnels permet d’assurer la pérennité de l’activité et d’éviter des difficultés économiques en cas d’incapacité temporaire ou prolongée.
En cas de maladie, d’accident ou d’hospitalisation, un arrêt de travail pour une infirmière libérale peut engendrer une perte de revenus immédiate. Depuis la réforme de 2021, les infirmières libérales bénéficient d’indemnités journalières versées par la CPAM à partir du 4ᵉ jour, mais ces montants restent très inférieurs aux revenus habituels. Le montant de ces indemnités est de 50% du revenu moyen (moyenne sur 3 ans) avec un minimum de 774€/mois et un maximum de 5805€/mois, le libéral doit exercer depuis 1 ans pour l’ouverture de ses droits.
Au-delà de 90 jours d’arrêt, la CARPIMKO prend le relais avec une allocation journalière forfaitaire de 55,44 €, souvent insuffisante pour couvrir les charges fixes.
Pour en apprendre plus sur les indemnités journalières, consultez notre guide.
Même en arrêt de travail, une infirmière libérale reste redevable de ses cotisations à l’URSSAF et à la CARPIMKO. Ces prélèvements obligatoires peuvent rapidement devenir un fardeau si aucun revenu ne rentre.
Une bonne couverture des frais professionnels prévoit la prise en charge de ces cotisations pour éviter un endettement ou des retards de paiement pouvant entraîner des pénalités. Certaines formules incluent aussi la RC pro ou les assurances liées au matériel ou au véhicule professionnel.
Une prévoyance couvrant les frais fixes protège aussi l’épargne personnelle. Elle permet à l’infirmière libérale de faire face sans s’endetter ou épuiser ses économies.
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Le délai de carence – parfois appelé franchise – désigne la période qui s’écoule entre le début de l’arrêt de travail et le moment où les indemnités commencent à être versées. Ce laps de temps peut aller de 3 à 30 jours selon les contrats.
Il est donc essentiel d’évaluer votre capacité à faire face à cette période sans indemnisation, et d’ajuster la durée de franchise en fonction de vos besoins réels. Découvrez ici comment fonctionnent les délais de carence et leurs impacts pour les IDEL.
Par ailleurs, certains contrats appliquent des franchises spécifiques aux frais professionnels : il est impératif de vérifier ces modalités, car elles peuvent différer de celles appliquées à la perte de revenus. Enfin, soyez attentif aux plafonds d’indemnisation et à la durée maximale de prise en charge (12, 24 ou 36 mois), qui conditionnent directement l’efficacité de votre prévoyance en cas d’arrêt prolongé.
La prévoyance peut être indemnitaire (rembourse la perte réelle) ou forfaitaire (montant fixe prédéfini, paye le montant souscrit même si on a gagné moins). Découvrez ici les différences clés entre contrat forfaitaire et indemnitaire.
Vérifiez aussi les exclusions : pathologies psychiques, dorsales, maternité…
CAP MÉDICAL accompagne les infirmières libérales dans la recherche d’une prévoyance adaptée à leur activité et à leurs charges :
La couverture des frais professionnels est un élément clé de la prévoyance pour les infirmières libérales. En cas d’arrêt de travail, elle permet d’assurer le paiement des charges fixes, d’éviter une cessation d’activité et de garantir une reprise dans de bonnes conditions. CAP MÉDICAL vous aide à identifier la meilleure offre pour exercer sereinement, même en cas d’imprévu médical.
Vous envisagez de prendre une prévoyance ? Voici les critères indispensables à analyser en tant qu’infirmière libérale.
Pour toutes questions, remplissez notre formulaire de contact : vous recevrez une analyse claire et sur-mesure de votre situation, sans engagement.
L’indemnisation forfaitaire correspond à un montant fixe prédéfini, versé même si la perte réelle est inférieure. L’indemnisation indemnitaire, elle, compense uniquement la perte réelle de revenus. Le choix dépend de vos objectifs de couverture et de votre stabilité financière.
La franchise est le nombre de jours non indemnisés après le début de l’arrêt. Plus elle est courte (3 à 7 jours), plus la couverture démarre vite, mais les cotisations sont plus élevées. Il faut donc évaluer votre capacité à tenir sans indemnité avant de choisir.
Oui, certains contrats de prévoyance prévoient la prise en charge des cotisations sociales obligatoires pendant l’arrêt de travail. C’est un point essentiel à vérifier lors de la souscription.
Oui. Il existe des contrats spécifiquement conçus pour les IDEL, prenant en compte leurs risques, charges et modes d’exercice. Utiliser un comparateur ou passer par un courtier spécialisé IDEL permet d’identifier la formule la plus adaptée.