Travailler en tant qu’infirmière libérale, c’est choisir l’indépendance, mais aussi s’exposer à des risques physiques et financiers bien réels. Un accident, une maladie, une blessure ou un drame familial peuvent remettre en cause la continuité de votre activité… et la sécurité de vos proches.
Le régime obligatoire (CPAM + CARPIMKO) ne suffit pas à faire face. Il offre une base de protection, mais très éloignée des besoins concrets d’une IDEL. Souscrire une prévoyance complémentaire, c’est s’assurer un revenu, une stabilité, et une protection globale en cas de coup dur.
Avant d’entrer dans le détail de ce cas spécifique, rappelons pourquoi une prévoyance bien choisie reste indispensable pour une IDEL. Lire l’article dédié.
| Situation | Prestation régime obligatoire | Limites constatées |
|---|---|---|
| Arrêt de travail (4 à 90 jours) | IJ CPAM : 50 % du revenu annuel moyen (plafonné), calculé sur les 3 dernières années, si au moins 1 an d’exercice en libéral | Inférieur au revenu moyen d’une IDEL |
| Arrêt longue durée (après 90 j) | IJ CARPIMKO : 55,44 €/jour brut | Délai de carence très long |
| Invalidité partielle (<66%) | Aucune indemnité | Absence totale de revenu |
| Invalidité ≥ 66% | Rente : 10 080 €/an brut | Très en dessous des besoins réels |
| Invalidité totale (100%) | Rente : 20 160 €/an brut | Faible pour un arrêt définitif |
| Décès | Capital : 36 288 € (+18 144€/enfant)Rentes : 10 180 €/conjoint, 7 650 €/enfant | Aide symbolique, charges continues |
Capital décès forfaitaire : 36 288 € (+18 144 € par enfant à charge)
Rente de survie pour le conjoint : 10 180 €/an, par enfant : 7 650 €/an
Aucun maintien de couverture si vous êtes radiée ou en congé parental prolongé
En clair : sans prévoyance complémentaire, les revenus cessent… mais vos charges, elles, continuent.
Certains troubles psychiques peuvent évoluer en invalidité durable, surtout s’ils empêchent toute reprise.
Pour en apprendre plus sur le burn-out chez les infirmières libérales
un risque à ne pas négliger pour protéger ses proches et éviter un effondrement familial ou professionnel.
Sans protection solide (rente invalidité + capital décès), ces situations plongent souvent les IDEL dans une double peine : perte totale de revenu et absence de solution durable.
consulter notre page pour bien les comprendre
Optez pour une prévoyance avec un barème professionnel, qui évalue l’invalidité en fonction de votre capacité à exercer votre métier, et non selon des critères généraux. Vérifiez également que la rente est versée dès 16 % d’invalidité et que les pathologies psychiques ou musculo-squelettiques ne sont pas exclues.
La CARPIMKO prévoit un capital décès forfaitaire de 36 288 € (valeur 2025), majoré de 18 144 € par enfant à charge. Des rentes annuelles sont versées au conjoint (10 180 €) et aux enfants (7 650 €). Ces montants restent modestes pour assurer une sécurité financière à long terme.
Depuis 2025, un questionnaire de santé est systématique pour toute souscription de prévoyance. Certains assureurs proposent néanmoins des contrats avec peu ou pas d’exclusions, ou acceptent certaines pathologies avec surprime. Il est essentiel de comparer les offres avec un expert du secteur santé libérale.
Avec la CARPIMKO, la rente n’est versée qu’à partir de 66 % d’invalidité. En revanche, une bonne prévoyance complémentaire peut déclencher une rente dès 10 %, en fonction de votre perte de capacité professionnelle.